Infirmité motrice cérébrale : que faut-il savoir sur cette maladie ?

Il fait surtout référence à un ensemble de symptômes qui entraînent une difficulté à bouger et une raideur musculaire. Mais ce n’est pas tout. En effet, cette maladie a de nombreuses causes, des conséquences et aussi des symptômes qu’il ne faut surtout pas négliger.

Découvrez sans plus tarder dans cet article l’essentiel sur l’infirmité motrice cérébrale.

Les causes de la paralysie cérébrale

Il existe plusieurs facteurs qui causent l’infirmité motrice cérébrale. Il s’agit généralement d’une lésion cérébrale qui survient pendant la vie intra-utérine ou encore à la naissance.

Cette situation peut donc se produire dès la conception par des malformations cérébrales ou au cours de la gestation. Cette seconde possibilité est le plus souvent due à des maladies métaboliques, virales ou même infectieuses qui atteignent la mère ou encore l’enfant.

À noter que les naissances prématurées sont également des facteurs susceptibles de causer l’infirmité motrice cérébrale.

Il faut également tenir compte d’autres causes qui se remarquent dans les 24 premiers mois de vie. Il peut s’agir d’une méningite, d’un traumatisme crânien…

Notons que cette maladie touche environ 6 à 8 % des enfants ayant un poids inférieur à 1500 grammes ou ceux qui sont nés avant 30 semaines de grossesse. Autrement dit, plus la naissance est prématurée, plus les risques de paralysie cérébrale sont élevés.

Les facteurs de risques

Outre les causes de cette maladie, la probabilité d’une infirmité motrice cérébrale peut être augmentée sur la base de certains facteurs à risques. Ils sont présents pendant la conception du fœtus, avant, pendant et après la naissance l’enfance.

Parmi les facteurs de risques les plus fréquents, nous pouvons citer : une naissance prématurée, un accident vasculaire intra-utérin, un faible poids à la naissance, une incompatibilité RH ou ABO entre la mère et l’enfant. Le trouble du développement intra-utérin, une infection bactérienne ou virale comme la rubéole, une jaunisse sévère, une diminution de l’oxygène avant ou durant la naissance sont également des facteurs dont il faut tenir compte.

Contrairement à ce que pensent certaines personnes, ces facteurs à risque ne déclenchent pas forcément la maladie.

Infirmité motrice cérébrale : les symptômes

Des symptômes permettent de vite diagnostiquer cette maladie qui se traduit par des troubles.

Des troubles moteurs

Ces troubles sont visibles au cours de la première année. Il s’agit généralement des paralysies. Selon le cas, les paralysies peuvent être complètes ou partielles. En d’autres termes, elles peuvent toucher les quatre membres, les deux membres inférieurs, un hémicorps ou encore un seul membre (monoplégie) dont on précise la localisation. À ces signes s’ajoute une spasticité des muscles atteints, un tremblement avec des mouvements anormaux, des mouvements volontaires mal contrôlés, des contractions incessantes… Ces anomalies concernent généralement les membres, le tronc, la face, les muscles de l’œil, la sphère oropharyngée…

Des troubles cognitifs

Quant à eux, les troubles cognitifs se développent et peuvent évoluer au cours de la scolarité de l’enfant. Dans certains cas, ils peuvent ne pas se développer. Parfois, on peut noter des troubles de fonctionnement intellectuel comme la déficience mentale avec une intensité variée, des troubles de la mémoire, des troubles de l’attention pouvant entraîner la dyslexie, la dyscalculie… Tous ces troubles impactent le développement scolaire des enfants. Il est donc important de faire un diagnostic précoce entre 4 et 7 à 8 ans par un bilan neuropsychologique.

Des troubles associés

En plus des troubles moteurs et cognitifs, les enfants peuvent également être confrontés à des troubles associés. On peut noter l’épilepsie, les troubles sensoriels comme la surdité, la basse vision et les troubles neuro-sensoriels : verbales, visuelles, etc. Les troubles du comportement sont à prendre en compte, de même que les troubles endocriniens liés à la croissance ou la puberté précoce. Le strabisme est également fréquent avec des difficultés de repérage et de fixation.

Si certains enfants présentent des troubles moteurs isolés très discrets ou intenses, d’autres subissent des troubles cognitifs isolés modérés ou sévères avec ou sans épilepsie. Retenez donc que chaque enfant souffrant d’IMC a une combinaison unique et personnelle de ces pathologies.

Pour mieux traiter la paralysie cérébrale, il est important d’en connaître les causes et surtout les symptômes. Il ne faut pas non plus oublier les différents facteurs à risques de cette maladie. Des diagnostics précoces doivent être également faits pour le bien-être des enfants.

 

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Boris Rabilaud
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