Manutentionnaires : comment éviter les TMS ?

Les troubles musculo-squelettiques (TMS) font partie des risques inhérents à la manutention. Elles regroupent des pathologies qui touchent principalement les structures musculo-squelettiques (MS) du corps telles que les articulations, les muscles, les tendons et les ligaments. Ces troubles se manifestent généralement par des douleurs, des picotements, la chaleur, les crampes ou les raideurs.

Selon la médecine du travail, les TMS sont dus à une utilisation excessive des structures MS et peuvent être évités.

Manutention : utiliser des banderoleuses ou des filmeuses

Les filmeuses ou banderoleuses, encore appelées robot à banderoler, sont très pratiques pour éviter l’un des plus fréquents TMS en manutention. Il s’agit des troubles qui affectent la coiffe des rotateurs après des palettisations manuelles répétées.

Lors de ces opérations, le manutentionnaire a tendance à surexploiter ces tendons situés au sommet de l’humérus, au niveau des épaules. Il doit en effet tenir le film plastique puis l’enrouler autour des palettes du bas jusqu’en haut mettant à mal d’autres structures MS du dos ou des pieds.

Les filmeuses, automatiques et réglables, permettent dans ce contexte de supprimer tous ces efforts physiques et donc les TMS. Elles aident à filmer plus facilement et efficacement les palettes ou les marchandises avant qu’elles soient stockées et transportées. Il existe différentes catégories de banderoleuses et filmeuses, que vous pouvez consulter ici, selon les options et les types de technologies embarqués.

Manutention et TMS : ranger à bonne hauteur les emballages

Le manutentionnaire peut préparer plus rapidement les colis tout en évitant les TMS, si ces emballages sont tous bien rangés. Chaque emballage doit être disposé dans les étagères en fonction de son poids et de sa fréquence d’utilisation de sorte à moins utiliser les muscles lors de la prise et faciliter les opérations.

Les étagères du haut

Les emballages légers et utilisés fréquemment sont à ranger dans des étagères du haut, situées entre l’épaule et le nombril. Celles se trouvant au niveau de la tête sont à éviter pour le rangement de ces types de charges. Elles peuvent être utilisées pour des emballages légers dont on a rarement besoin. Au-dessus de la tête, il vaut mieux ne mettre aucune charge pour éviter les TMS. Il faut également mettre l’emballage à l’avant de la planche de l’étagère et veiller à la qualité des produits utilisés pour le réaliser.

Les étagères du milieu

Les emballages lourds et fréquemment utilisés sont destinés aux étagères du milieu dont la hauteur est située entre le nombril et la mi-cuisse. Cette disposition évite de contraindre les muscles du dos lors de la prise ou d’agir maladroitement sur la colonne vertébrale. Le manutentionnaire dépensera également moins d’énergie et ne sera pas obligé de s’abaisser ou de se tenir sur les talons pour les prendre.

Les étagères du bas

Les cartons ou emballages légers, mais pas souvent utilisés sont à mettre au niveau des étagères à hauteur du genou. Ainsi, il ne sera pas question de s’abaisser très souvent pour les prendre. Si l’objectif est de préserver sa santé et d’éviter les TMS, le manutentionnaire doit aussi éviter de ranger des emballages dans une étagère au ras du sol.

Adopter des postures qui ne contraignent pas le corps du manutentionnaire

Les manutentionnaires risquent de souffrir ou souffrent de troubles musculo-squelettiques parce qu’ils adoptent souvent de mauvaises positions. Le fait de garder les bras levés au-dessus du niveau des épaules, de rester le dos penché en avant, la nuque penchée en avant ou de tordre le poignet pour prendre ou garder des charges augmente le risque de TMS. Le risque est encore plus élevé lorsque ces mouvements sont effectués de façon répétée ou pendant une longue durée.

Pour réduire les risques de TMS, il faut donc éviter au maximum ces postures contraignantes. Par exemple, le dos doit être toujours maintenu droit lors des prises de charge ou de l’exécution des autres tâches de sorte à garder la courbure naturelle de la colonne vertébrale. Il faut contrôler la flexion des genoux, les rotations du tronc et utiliser un appui avant la manutention d’une charge posée au sol.

Le manutentionnaire doit également préférer travailler debout plutôt qu’assis, surtout lorsque la durée de travail est longue afin de se préserver des tensions. Les jambes doivent rester légèrement écartées pour maintenir le corps à l’équilibre.

Réduire le poids des charges à transporter

Pour déplacer une charge, il est bien de veiller à ce qu’elle ne soit pas très lourde pour diminuer la contrainte sur la colonne vertébrale. Pour les hommes, l’idéal est de transporter une charge dont le poids est inférieur à 25 kg. En ce qui concerne les femmes, il est mieux de ne pas excéder les 15 kg.

Une charge dont le poids est au-dessus de ces seuils exerce une pression importante susceptible de causer des TMS au niveau des disques intervertébraux. Pour l’éviter, il est aussi recommandé de rapprocher la charge du corps et de veiller à ce que ses dimensions facilitent la prise.

Les emballages légers (moins de 13 kg) peuvent être gardés entre le nombril et le diaphragme. Pour les autres charges, il est conseillé de les tenir entre les hanches et la mi-cuisse afin de diminuer l’effort fourni pour le transport.

Utiliser des aides mécaniques lors de la manutention

Lorsqu’il y a plusieurs colis ou emballages à transporter pour une même destination, mieux vaut utiliser un engin motorisé de manutention tel que le transpalette électrique. Pour cette tâche, le manutentionnaire peut également opter pour des engins manuels comme le chariot ou le diable.

Surtout s’il s’agit d’une longue distance, ces moyens permettent d’éviter les mouvements répétitifs et l’impact du trajet sur les structures SM du dos et des bras. Le risque de TMS est diminué et les opérations sont également effectuées plus rapidement. D’autres engins sont également pratiques et servent à avoir les mêmes résultats. Il s’agit entre autres du gerbeur électrique, du roll, de la bande transporteuse et de la table élévatrice mobile.

emballage pour le transport

Organiser convenablement l’entrepôt ou l’espace de travail

La mauvaise organisation de l’espace de travail est aussi un facteur des troubles musculo-squelettiques chez un manutentionnaire. Un entrepôt en désordre avec des voies exiguës augmente les risques de glissades et de chutes. Cette disposition oblige également à adopter des postures contraignantes lors des opérations de manutention.

Ainsi, un moyen d’éviter à la longue les TMS est d’aménager les zones de dépôts de marchandises et les rendre facilement accessibles. L’idéal est de créer des voies d’au moins un mètre de largeur entre les marchandises au sein de l’espace de travail.

Il est aussi recommandé avant ou après les travaux journaliers à l’entrepôt d’effectuer des exercices d’entretien de la souplesse musculaire et articulaire. Ils permettent de diminuer les effets associés à l’adoption des positions statiques lors des opérations de manutention.

Boris Rabilaud

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