quelles sont les principales normes de sécurité à respecter pour vos bâtiments
quelles sont les principales normes de sécurité à respecter pour vos bâtiments

Les entreprises qui occupent des bâtiments qu’elles soient propriétaires ou locataires sont soumises à un grand nombre de normes à respecter. Ceci est d’autant plus important lorsqu’il s’agit d’établissements recevant du public.

En effet, dans ce genre de bâtiments au-delà de la sécurité des personnes qui travaillent dans le bâtiment, il faut également assurer la sécurité des visiteurs qui peuvent parfois être très nombreux.

Connaitre l’ensemble des normes et mettre en place des solutions pour les faire respecter n’est pas toujours une chose facile, c’est pourquoi il peut être souvent indispensable de faire appel à un bureau d’études pour qu’il apporte ses connaissances juridiques et techniques.


Alors quels sont ces risques qu’il faut faire respecter ?

Un danger dévastateur pour les structures : Le risque d’incendie

Le risque incendie est souvent le risque auquel on pense en premier et sur lequel les mesures à mettre en place semblent les plus évidentes. En effet, les entreprises sont sous la menace de ce risque pouvant être catastrophique, à l’image de l’hébergeur OVH à Strasbourg qui a subi un incendie dévastateur. Dans ce sens, il existe plusieurs mesures se situant à divers niveaux, mais il est possible de parler dans un premier temps de plan d’évacuation : il consiste à organiser de quelle manière devront être évacués les locaux en cas d’incendie ; il doit permettre, notamment, aux personnes de savoir ce qu’il ne faut absolument pas faire comme par exemple revenir en arrière.

Ce plan d’évacuation doit d’ailleurs être affiché plus souvent possible dans le bâtiment pour que les occupants puissent en prendre connaissance le plus facilement possible. Le plan d’évacuation doit aussi préciser les emplacements des extincteurs.

Certains outils, tels que la supervision informatique, permet de gérer les alertes en temps de crise, ce qui constitue un réel atout pour les entreprises. Nous pouvons mentionner également le centre de recherche Air Liquide Paris qui propose une application très pratique en cas de danger.

Dans ce cadre, il est d’ailleurs essentiel que les salariés des bâtiments soient formés à l’utilisation de ces extincteurs. Ils doivent notamment apprendre sur quel genre de feu ces extincteurs doivent ou non être utilisés.

Des systèmes d’alarme doivent également être mis en place pour prévenir l’ensemble des occupants des bâtiments lorsqu’un incendie fait son apparition ; cela passe le plus souvent par des détecteurs de fumées.

Pour apprendre à réagir dans les meilleures conditions, des exercices d’évacuation doivent être organisés de manière régulière avec l’ensemble des occupants des bâtiments. Pour que ceux-ci se réalisent de manière efficace, il est essentiel de ne prévenir personne et surtout il est intéressant de faire une analyse à l’issue de ceux-ci avec les pompiers.

Cela permettra d’acter les choses qui ont été bien réalisées mais également celles pour lesquelles les pratiques vont devoir être améliorées.

Des registres de suivi doivent aussi être tenus : ils permettront de noter l’ensemble des vérifications techniques qui auront été réalisées dans l’année mais également les formations qui auront été suivies par le personnel des différents services. Enfin, dans ces registres il conviendra de préciser quels ont été les travaux réalisés dans le cadre d’une politique de prévention.

Enfin, pour avoir la certitude que le risque incendie est le mieux maitrisé possible, des visites de contrôle sont organisées de manière régulière : tous les 3 ou 5 ans en fonction de la catégorie du bâtiment.

 

Un danger souvent négligé : Le risque foudre

Le risque foudre est souvent moins connu que le risque incendie, mais pourtant il peut entraîner des dégâts tout aussi importants. La foudre peut d’ailleurs avoir pour conséquence de déclencher des incendies lorsque les mesures de prévention n’ont pas assez été développées.

Mais la foudre lorsqu’elle tombe sur un bâtiment peut aussi avoir pour conséquence de détruire les différentes installations électriques et par voie de conséquence le système informatique. Il est clair qu’aujourd’hui cela peut avoir des conséquences désastreuses sur l’organisation d’une entreprise et sur le fonctionnement des différentes installations et notamment des équipements de sécurité.

Pour gérer au mieux le risque foudre, il convient toujours dans un premier temps de réaliser une analyse technique. Celle-ci permettra de faire le point sur la réalité du risque et sur les mesures qui ont déjà pu être mises en place. Si les mesures ne sont pas suffisantes, il conviendra de réfléchir à l’installation de matériels de protection et notamment de paratonnerres.

Comme vous pouvez le voir rapidement, nous sommes ici en présence d’un risque pour lequel il existe une véritable technicité à détenir.  En effet, il est impossible de s’improviser ingénieur en gestion risque foudre. Il est donc absolument indispensable de se faire accompagner par un bureau d’études spécialisé dans le risque foudre.

Il en existe de très performants et notamment ceux qui détiennent la certification Qualifoudre. Dans cette hypothèse vous pouvez avoir la certitude que les gens qui y travaillent sont de vrais professionnels et que leurs méthodes ont fait leurs preuves.

Avoir recours à un bureau d’étude permettra aussi de former son personnel à ce risque trop méconnu. Des initiations pourront être réalisées pour l’ensemble des salariés qui travaillent sur le site mais des formations plus approfondies pourront être faites auprès des personnes en charge de la sécurité des bâtiments et notamment les membres du Comité d’Hygiène de Sécurité et des Conditions de Travail. Ces membres devront d’ailleurs également être formés pour lutter contre le risque incendie.

Parallèlement, il existe de nouvelles technologies dans la gestion d’une cellule de crise permettant aux entreprises de se prémunir contre tout type de risque, la foudre y compris.

Un outil précieux : Le document unique

Ces différents risques auxquels on peut ajouter certaines situations particulières comme le travail en hauteur, le risque de chute d’objet ou le travail isolé par exemple doivent être consignés dans un document que l’on appelle le document unique.

Celui-ci doit répertorier l’ensemble des risques qui peuvent exister pour les travailleurs du bâtiment mais aussi de proposer des mesures de prévention pour éviter que le risque ne se produise ; des mesures correctives peuvent aussi être mises en place afin de faire disparaitre de manière définitive ce risque encouru par les salariés mais également éventuellement par les visiteurs du bâtiment.

Pour conclure, vous pouvez remarquer que la gestion de ces différents risques n’est pas simple et qu’il est nécessaire de consigner un grand nombre d’informations mais qu’il est aussi indispensable d’avoir des connaissances techniques très importantes.

C’est la raison pour laquelle, faire appel à des professionnels indépendants, à un bureau d’étude peut s’avérer une excellente idée. Il ne faut jamais perdre de vue que l’argent qui est dépensé pour la prévention des risques n’est jamais de l’argent perdu.

Boris Rabilaud